
Le printemps que l'on n'espérait plus...A l'écart du fleuve Loire, les nomades-voyageurs font
étape pour quelques jours sur la route de leur trans-
humance. L'hiver les avait confinés dans leurs tanières
de béton. Pendant quelques mois, ils n'avaient
entendu le monde qu'au travers des récits effrayants
de marionnettes s'agitant sur la scène cathodique.
Guerres, crises, crimes, maladies, alimentaient alors
les conversations. L'histoire la plus dramatique fut celle
d'un chanteur-saltimbanque qu'une opération manquée
avait mis en danger. On en avait parlé au bureau, à
l'usine et dans les cours des écoles. Tant de malheurs
accablaient le monde...Alors que la tristesse pesait sur tous, un incident est survenu : le chant d'un oiseau avait été entendu dans la Plaine du Forez. Puis un autre événement a retenu l'attention : des affiches annonçaient la grande fête du voyage PLANETE COULEURS... Les spécialistes ont conclu que c'était-là les signes du printemps que l'on n'espérait plus.
Alors les nomades-voyageurs ont abandonné la scène cathodique pour aller vivre le monde. Celui des gens ordinaires : cavaliers courant la steppe, nomades chantonnant au pas lent des caravanes, mineurs aymaras, paysans ouïgours,... Celui aussi des gens d'exception : homme-araignée dansant sur le vertige des façades, chercheur génial perçant l'énigme des pyramides, femme et homme perdus dans l'hiver himalayen,... Et c'est là, sur la route de leur transhumance que ces gens ordinaires ou d'exception se retrouvent pour quelques jours.
Ils vous y attendent, vous que le grand air, la lumière du jour, les musiques et les rires n'effraient pas, vous qui ne vous contentez pas de regarder vivre le monde mais brûler de l'embrasser, d'en partager les joies, d'en vivre les différences et les solidarités. Le rendez-vous est fixé les 26, 27 et 28 mars au Centre des Congrès de Saint-Étienne !
Pierre Régior
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