
Programme Planète Couleurs : vendredi 9 mars 2007 : 20 h - 23h
Soirée d'ouverture du festival.
20 h 00
à
21 h 15
L'ile rouge, pas à pas un film de Lydie Bertrand et Cécile Clocheret
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Le film retrace l’aventure humaine de Lydie Bertrand et Cécile Clocheret, parties fouler à pied 1500km à travers Madagascar, sur des chemins à inventer, au cœur de régions enclavées, à la rencontre de ceux que personne ne vient visiter. Un chemin balisé de témoignages et d’initiatives positives – aussi inédites qu’étonnantes – qui font de Madagascar un puzzle émouvant et plein d’espoir.
Pendant quatre mois, elles ont marché du sud vers le nord, depuis Fort-Dauphin jusqu’à Fénérive-Est. En autonomie, avec cartes et GPS, elles ont traversé des régions isolées. Jungles, déserts, montagnes ou plaines côtières font du pays malgache une mosaïque géographique d’une rare diversité. Elles y ont recueilli la parole d’hommes et de femmes, artisans d’actions concrètes de développement responsable et respectueux.
L’origine du film tient donc dans cette volonté de dévoiler des initiatives personnelles, des projets villageois de développement, l’espoir de populations ignorées. Et ils y ont découvert toutes sortes d’idées innovantes, pérennes et surtout adaptables dans d’autres régions du monde... Ici, la relance du tapis mohair disparu. Là, l’exploitation audacieuse du concombre de mer. Ailleurs, un cinéma de brousse, une plantation de vétiver pour lutter contre l’érosion...
Partir à l’aventure. Partir filmer. Deux objectifs distincts qui ont fini par se confondre. On peut décider de cheminer sur les sentiers du monde pour le seul plaisir de marcher, le besoin obsessionnel d’évasion, de dépassement, de s’affranchir du chaos des sociétés modernes pour retrouver l’origine de notre condition humaine et la vraie mesure du temps.
Mais pour elles, la marche se devait de susciter la rencontre d’égal à égal. Rapporter des témoignages en images est très vite devenu leur raison d’avancer, l’envie brûlante de relayer les réalisations positives étant indéniablement l’« essence » de leur périple à pied.
21 h 15
à
21 h 45
Brésil, à fleur de peau.une réalisation d'Evelyne et Alain Basset
Brésil foot, brésil samba, brésil plage…
Les clichés garnissent la besace de l’apprenti voyageur, rythmés par la nonchalance des tropiques, le culte du corps et l’esprit de la fête.
Suivent les chiffres, vertigineux ! 17 France, 2ème puissance agricole exportatrice, 185 millions d’habitants et 70 millions de démunis.
Comment appréhender cet ensemble trop vaste ?
A la brésilienne, par la feinte et le drible en prenant à contre-pied les lieux communs, pour vivre les brésils de Sao Luis à Brasilia à fleur de peau et capter une vitalité généreuse nourrie de l’énergie du désespoir et des richesses du terroir.
22 h 15
à
23 h 15
Un désert vertical un film de Daniel Dulac
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Formant des réserves d’eau improbable, les plateaux de grès du massif Haut Gourmat sont un refuge précieux…
Ils abritent souvent des lieux de vie improbable qui ont servit aux habitants pour survivre aux dangers comme pour résister aux razzias Marocaine ou Française.
Avec l’aide de Guy Abert, Lionel Castoyanis et Stéphane Dan, Daniel Du lac tente de grimper en libre (avec son compagnon de cordée et sans tomber) « Harmattan Rodéo », la voie la plus dure du continent africain. 400 mètres d’une escalade de grande ampleur, dans un haut niveau de difficulté entre 7a et 8a !
Mais au delà des longueurs trop dures, c’est aussi la chaleur et la folie d’un vent : le vent de l’Harmattan. Ce vent qui descend du Sahara que les Tamacheck appellent le fils du désert ; un souffle dément, chargé de sable brûlant qui fouette les parois. Ocre comme les épices mais aussi sec et piquant que le sel.
La pauvreté, les conditions de vie et d’hygiène, l’eau, le vent, … ce contexte exacerbé est tellement fort que l’escalade y prend une toutes autre saveur.
Les liens indéfectibles d’une cordée deviennent alors indispensables pour surmonter dans la durée cette ambiance mystique pleine de relief et d’imprévu…
Crédit photos : Guy Abert