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Festival Off samedi 10 mars 2007


14 h 15
à
15h 00
salle Marengo
Vay Vay que Vaille un diaporama numérique de Romain Blanchi

« Le pays qui a tous les âges »

Ville de MongolieUne porte s’ouvre, le jour se fait ;
Le soleil fait briller le métal verdâtre du train, tremblement, les gens se bousculent, la moiteur de la ville pénètre déjà l’intérieur du wagon.
Ulaan, vestige ancien, des vieux immeubles soviétiques encerclent la rue de leur envergure morne ; mais plus loin d’autres immeubles plus modernes et plus grands se penchent au dessus d’eux en leur affichant un sourire narquois.
Ulaan, vestige nouveau, les enseignes et le rythme que bat le cœur de la ville me font comprendre…
….Capitalisme, Oiseau de mauvais augure !
Le temps se bouscule,
Vrombissement, la rue sort ses crocs, d’accros en accros,
Agresse,
Noircit de sa poussière, la couleur se tait…
Le jour puis la nuit,
Un vieil homme me regarde, ses yeux n’ont pas d’âge,
….puis le jour, et la steppe s’impose, étendue insolite, paysage hors du temps ;
Vay vay que vaille, bien loin déjà !
La terre ouvre ses bras,
Ici le regard a sa rage et son cœur que ni murs ni frontières ne font tomber,
Il est le chien errant qui sillonne l’infini sans se cogner à d’absurdes futilités
Les yeux fixent l’éternité, interpelle la matière
Matière lunaire que le jour et la nuit font vibrer, et que le rêve et la réalité confondent.
Matière minérale, matière ancestrale,
Matière colorée, matière édulcorée,
Mystique…
L’image frappe l’imagination d’une douce claque,
La steppe caresse, étale sa paix,
Puis se rétracte, fait entendre ses orages.
Farouches et obstinées les têtes s’abaissent,
Les mains glissent agilement au fond des poches,
Les mots se taisent :
La colère du ciel coule sur les visages
Un silence hargneux et tenace se fait entendre
Un clin d’œil, et le rire s’en détache…
Une porte s’est ouverte que l’on n’a pas envie de refermer….
Le rêve continue sa route….


14 h 15
à
15 h 00
salle Forez
Dartari un film d' Alain Gomez

 Utilisation du GPS pour suivre les animauxLe Parc National de Hwangé au Zimbabwé abrite de nombreuses espèces animales, et des chercheurs dont la mission est de mieux les connaître afin de mieux les protéger; parmi les espèces les plus étudiées, le lion et la hyène, qui conditionnent fortement l'équilibre de toute la chaîne alimentaire locale.La connaissance de leur mode de vie contribue à la mise en place d'actions appropriées afin de compenser les dérèglements le plus souvent occasionnés par l'Homme.

Les méthodes des scientifiques sont devenues très modernes : au "baguage"
traditionnel s'ajoute maintenant la pose de colliers émetteurs-récepteurs et de colliers GPS. Les informations recueillies permettent de suivre les itinéraires des animaux avec une grande précision ; Rhinocertaines scènes majeures de la vie des fauves, comme la chasse, peuvent être reconstituées, grâce aux carcasses de leurs proies qu'il est possible de retrouver à l'aide des indications du GPS.
La pose des colliers ne peut se faire que sur des animaux endormis. Les substances somnifères sont administrées à l'aide de flèches ("dart" en anglais) tirées par des vétérinaires habilités et experts. La traque des animaux et leur endormissement est toujours la source d'émotions intenses.
Toutes ces activités de recherche et de conservation sont financées de manière aléatoire et parcimonieuse. Elles sont pourtant une des clés de la préservation des grands écosystèmes d'Afrique.
Le Zimbabwé est agité depuis plusieurs années par une crise socio-économique sans précédent qui compromet chaque jour davantage les efforts de cette poignée de chercheurs passionnés.Pour combien de temps encore ?


15 h 00
à
15 h 45 
salle Forez
Les charlatans du tourisme vert un débat animé par Echoway

L’écotourisme devient de plus en plus populaire. Plus soucieux du respect des populations locales et de l’environnement, cette pratique se veut plus « responsable ».
Malheureusement, certains gouvernements et autres groupes privés utilisent ce terme de façon galvaudée et frauduleuse.
Il permet de légitimer une privatisation encore plus effective et rapide des ressources naturelles que ne l'offrait déjà le tourisme classique.
De nombreux projets d’aménagement exploitent la beauté et la richesse culturelle de certains lieux sans se préoccuper des communautés autochtones.
L'écotourisme solidaire commence pourtant à prouver sa viabilité et n'entend pas laisser le libéralisme en pervertir l'idée.
A l’aide d’exemples concrets, cette conférence permettra d’apporter des éléments de compréhension. 

Intervenants présents:

Marie Gobaille :
- Responsable du collectif nord-pas-de-calais de tourisme équitable
- Président de l’antenne echoway de Lille.

Maxime Kieffer

- Porteur du projet « initiative ecotourisme »
- Membre actif de l’association echoway par des expertises en Amerique centrale
- Consultant , conseiller et formateur de projets locaux à but ecotouristique
 

 


 

Portarit guerrier15 h 00
à
16 h 00
salle Marengo
Pour l'eau du lac de Jade un film de Patricia Ondina et Jean Jacques Abrial
Le Kenya fascine le voyageur par ses nombreux lacs qui se nichent dans les replis du grand Rift africain; pourtant, l’un plus que les autres nous attirait…Celui là, tout au nord du pays que l’on surnommait le Lac de Jade, une immense étendue d’eau de 250 km de long, à la frontière de l’Ethiopie. Plus connu sous le nom de Turkana, ce plus grand lac de désert au monde, aux humeurs imprévisibles, avait accueilli il y a bien longtemps notre humanité naissante, mais aujourd’hui sa présence dans un univers désolé semblait tenir du miracle.

Fragments de poteriesA trois jours de pistes de Nairobi nous savions qu’il existait cet autre Kenya méconnu, bien loin des itinéraires touristiques, un Kenya de déserts et de lave où l’air était brûlant et les vents incessants, un Kenya où l’eau manquait, et le bétail faisait l’objet de raids permanents, un pays tribal où la température torride et l’absence d’eau échauffait les esprits… Pourtant, dans ce paysage hostile, le lac Turkana demeurait une promesse de vie.

Mais depuis plus de 20 ans, le lac ne cessait d’attirer de nouveaux habitants et la région subissait de profonds changements  : Disparition rapide et spectaculaire de la faune et de la flore, diminution du niveau de l’eau, désertification progressive de la région…

De nombreux témoignages devaient nous permettre de mieux comprendre les difficultés de vie rencontrées par les populations du Nord, et nous éclairer sur les responsabilités mêlées de l’homme et du climat, devant cette tragédie écologique qui s’annonce.


16 h 00
à
16 h 30
salle Marengo
Cultiver les déserts un témoignage de Terre et Humanisme
Rencontre de l’Homme et de la Nature
Dans des lieux devenus désert, comment réagit l’Homme ? Fatalité ou Résistance ?
Pierre Rabhi et l’association Terre & Humanisme accompagnent les populations du Sahel  dans leur résistance et leur révolte face à la dégradation de l’environnement naturel par le climat et les hommes. Elle vous présente son expérience agroécologique au nord du Mali dans la région de Gao où l’eau disparaît de jour en jour, où l’érosion avale la terre nourricière, où l’insécurité alimentaire menace mais où la force de l’humanité a pour volonté le maintien des populations dans leurs lieux d’origine. L’agroécologie se révèle alors être une alternative éthique, politique et écologique, capable de répondre aux nécessités de la survie tout en respectant la vie sous toutes ses formes.
Depuis 1994, l’association Terre & Humanisme œuvre pour la transmission de l’agroécologie comme éthique de vie et pratique agricole permettant l’autonomie alimentaire des populations et la sauvegarde de leurs patrimoines nourriciers.
www.terre-humanisme.org


17 h 15
à
18 h 15
salle Forez
3 ans de voyage un diaporama présenté par  Claire et Reno Marca

Si le désir d’aventure et la curiosité furent leurs premiers stimulants, c’est surtout le besoin d’aller voir le monde par eux-mêmes qui a poussé Claire & Reno MARCA à prendre la route en avril 2000 à l’âge de 25 ans. Trois années continues de voyage plus tard, la curiosité les aura porté jusque dans le Pacifique via l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Asie centrale puis la Chine.
Ils réalisent désormais combien leur démarche a porté ses fruits. Les hommes, les amitiés nouées sur un bord de piste ont quotidiennement enrichi leur travail et guidé leur route durant ce temps. Ceci avant tout en s’aventurant fréquemment dans des régions qui ont hélas si mauvaise presse : Guinée, Niger, Soudan, Iran, Myanmar … Des pays à l’image tronquée par une médiatisation dont la noirceur se fait au détriment des populations locales. La réalité de terrain est souvent beaucoup plus poétique, plus humaine surtout. Et c’est avant tout cette grande leçon d’humanité et de fraternité qu’ils rapportent de cette aventure.

Un fantastique patrimoine de souvenirs illustrés retranscrit dans un récit illustré paru en novembre 2005 : 3 ans de voyage [ed. Hermé]. Dans un esprit fidèle au livre, le diaporama, mêlant dessins et photos, présente de manière vivante et didactique l’ensemble de ce périple.
Pour plus d’informations : www.reno-marca.com
17 h 30
à
18 h 30
salle Marengo
NUMERIMAGES  autour du monde un Spectacle de diaporamas numériques présenté par Iris Noir Diffusion 
logo Iris Noir DiffusionCe spectacle est proposé par IRIS NOIR DIFFUSION , Association de St- Chamond rassemblant des mordus du D.C.C.N. (Diaporama créatif court numérique) qui est à l’image fixe ce qu’est le court-métrage au cinéma. Durée maximale : 12 minutes.
 Les buts poursuivis par  l’Association sont : la Réalisation ,la Formation , la Promotion et la Diffusion d’œuvres audio-visuelles en faisant la part belle au diaporama numérique.
Tous les sujets sont abordés : poésie, documentaire, humour, fiction, reportage…
Les diaporamas réalisés à partir d’images de voyage ont aussi leur place et  c’est cette catégorie qui sera présentée au Festival Planète Couleur.
A cette occasion Iris Noir Diffusion projettera 6 diaporamas sur 6 pays différents et le tout …en 60 minutes !
C’est ainsi que le spectateur sera transporté dans le désert de Namibie (« Kolmanskop » de Maurice Guidicelli),en Afrique noire «(« Paroles de griot » de Jean-Marie Coupriaux), au Viet- Nam (« Les bagnes du Poulo Condore » de Stéphane Bidouze),dans le Hoggar (« Minérale Eternité » de Jean-Paul Guibal), autour du monde avec un montage sur la Protection de la planète (« Siglo 20 » de Ricardo Zarate), et…un voyage dans le monde du rêve et du numérique (« Exp’eau » de Christian Crapanne.)
Tous ces diaporamas ont été primés dans des festivals en France et à l’étranger.

 


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