
Vendredi 27 mars 2009 : 14h30 - 16h45
INVITATION POUR LES COLLEGIENS A UN APRES MIDI DECOUVERTE
POUR VOYAGER ET VOIR LE MONDE DIFFEREMMENT.
Avec le soutien de la Ville de St Etienne, Planète Couleurs convie les lycéens de l’agglomération stéphanoise à découvrir ...
14h00 - PENG SAI, une petite fille Miao un film de Françoise Grenot-Wang et Virginie Seiller
Narratrice du film, Peng Sai, petite fille d’ethnie Miao a 11 ans et vit dans la région des Grandes Montagnes Miao au Sud Ouest de la Chine. La vie est dure dans ces montagnes où seuls des sentiers relient les villages, les familles y subsistent en quasi autarcie de leur récolte de riz, cultivé dans un magnifique paysage de rizières en terrasses qui sculptent la montagne.
Sa maman n’a pas supporté la pauvreté, dès la naissance de son dernier fils elle est partie définitivement à Canton pour travailler en usine. À la maison, Peng Sai vit avec son papa, sa grand-mère, sa jeune cousine et ses 2 petits frères, elle fait un peu office de maman pour eux. Elle nous raconte sa vie quotidienne, sa grand-mère nous livre aussi le témoignage émouvant d’une vie éprouvante.
Comme toutes les filles du village, elle aide aux travaux de la rizière, surtout en Septembre pour la récolte du riz ordinaire et en Octobre pour celle du riz glutineux. Elle conduit les canards à la rizière où ils trouvent à se nourrir, nourrit le cochon de la famille et va chercher le bois nécessaire au foyer de la cuisine.
Plusieurs fois par jour, elle va chercher l’eau au puits du village, ramène sur sa palanche les lourds seaux d’eau à la maison, sur les chemins bien pentus du village… C’est là, dit-elle, un travail réservé aux filles… heureusement, Peng Sai va à l’école ainsi que la plupart des filles du village, grâce à l’Association Couleurs de Chine fondée par Françoise GRENOT-WANG. Grâce au récit de Peng Sai, nous constatons la solidarité entre villageois : tous aident à la construction d’une maison. L’incendie, horrible fléau qui ravage souvent ces villages de maisons construites en résineux, est aussi évoqué dans l’émouvant témoignage d’une vieille femme. La mort, elle aussi, fait son apparition en quelques images de funérailles traditionnelles.
En 13 minutes, ce film réussit à nous immerger dans tous les aspects de la vie chez les MIAO de la province du Guangxi, nous n’oublierons pas le visage de cette grand-mère remontant, le regard fixe, dans le passé de sa rude vie, ni celui de cette vieille femme pleurant sa maison brulée. Nous garderons sûrement en mémoire Peng Sai, souriante à la dernière image du film devant un magnifique paysage, mais aussi, le visage grave, avec l’idée de quitter l’école et partir travailler à l’usine, au loin, pour subvenir aux besoins de sa famille.
14h45 - HIMALAYA, Terres des femmes un film de Marianne Chaud
Trois mois dans la vie des paysannes de Sking, un village isolé sur le toit du monde. Des images magnifiques tournées par une jeune ethnologue pour une immersion pudique dans l’intimité de quatre générations de femmes.
Situé dans le nord de l’Inde, a près de 4000 mètres d'altitude, dans un décor aride de barres rocheuses et de montagnes dénudées, le village de Sking est l'un des plus isolés de la région himalayenne du Zanskar. Ici, les habitants dépendent entièrement du travail de la terre. Avant l'arrivée de l'hiver, ils doivent récolter et engranger toutes leurs subsistances de l'année. L'été est court, l'hiver interminable. Ce sont essentiellement les femmes qui prennent en charge les récoltes. Qu'elles soient jeunes ou vieilles, elles travaillent sans relâche, de l'aube au soir, dans l'urgence de l'arrivée de l'hiver.
Note de la production : "Filmé en caméra subjective par une jeune ethnologue, Terre des femmes propose une immersion sensible et poétique dans l'univers de quatre générations de femmes pendant la saison des moissons. Nous partageons de façon intime leur quotidien, attendant avec l'une le retour d'un mari, goûtant l'ennui et la solitude d'une autre, s'attendrissant aux jeux des plus jeunes, assistant aux derniers jours de l'aïeule. Nous nous attachons à elles, et tout ce qu'elles sont nous ramène à ce que nous sommes".