
Vendredi 26 mars 2010 : 9h00 - 11h40
INVITATION POUR LES LYCEENS A UNE MATINEE DECOUVERTE
POUR VOYAGER ET VOIR LE MONDE DIFFEREMMENT.
Avec le soutien de la Ville de St Etienne, Planète Couleurs convie les lycéens de l’agglomération stéphanoise à découvrir ...
9h00 : Accueil des classes au grand amphithéâtre du Centre de Congrès de St Etienne.
9h15 : projection de « Jigiyasira, le chemin de l'espoir »
un film de 30 min de l'association Viaggi Solidali.
Ce film propose un voyage à la rencontre des organisations locales du réseau malien de tourisme responsable "Jigiyasira " (le chemin de l'espoir en langue bambara) :
l'association Karamba Touré de Siby , l'association Djenné Patrimoine de Djenné, Teriya Bugu, et le pays Dogon, la région la plus célèbre du Mali.
9h45 : Echange de questions réponses avec Emilia Thébaud coordinatrice du réseau rhône-alpin de tourisme solidaire Départ.
10h00 : projection d’« Incredible India »
un film de 35 min de Damien Artero.
Comme le dit Nicolas Bouvier, “C’est le voyage qui vous fait. Ou vous défait”. Epuisés après 3 mois de traversée himalayenne, privés de notre fidèle allié, Buzz, le tandem, par des casses répétitives, nous avons abordé l’Inde en bien mauvaise posture...
Mais la magie du voyage ne réside-t-elle pas aussi, justement, dans ces revirements de situation qui nous confrontent à nos limites et nous font apercevoir plus loin ?
L’Inde, comme une vieille aïeule envahissante, nous a bien éprouvés, nous a poussés dans nos retranchements, mais nous a aussi beaucoup appris. Un indescriptible chaos.
Un miracle…
10h35 : Echange de questions/réponses avec Damien Artero et Delphine Millionréalisateurs du film.
10h45 : projection de “Java, sur l'échine du dragon” un film de Frédéric Lécuyer.
Frédéric Lécuyer ne compte plus les fois où il a traversé Java soit mille kilomètres à vol d'oiseau, d'est en ouest, avec une impression de ne jamais quitter un immense village qui s'étendrait presque sans discontinuer d'un bout à l'autre de l'île. Bien entendu, quand on quitte Jakarta, la plus grande ville d'Asie du Sud-est, la campagne javanaise semble calme. Mais en réalité, il y a du monde installé partout le long de la route et le moindre "petit village" comprend plusieurs milliers d'âmes.Quelques espaces naturels ont miraculeusement échappé à cette densité de population dépassant souvent les 900 habitants par kilomètre carré. Ces zones plus ou moins bien préservées sont pour la majorité associées aux parties sommitales des volcans, trop hautes pour êtres cultivées, trop inaccessibles pour êtres habitées, ou souvent dangereuses. En effet, une trentaine de volcans à Java sont considérés comme pouvant entrer en éruption. C'est la plus forte concentration de volcans actifs de l'archipel. Les relations entre les hommes et leurs turbulents voisins y sont donc naturellement exacerbées. Les volcans font partie intégrante de la vie javanaise. Les risques volcaniques sont importants et le besoin d'exorciser les peurs qu'ils engendrent ont fait naître de nombreuses légendes ou croyances à l'époque où le pays était gouverné par des Rajas hindouistes. Aujourd'hui, les Javanais sont devenus musulmans mais les vieilles croyances sont restées et esprits et démons d'antan vivent toujours là-haut sur les volcans.
Le Sultan de Yogyakarta, au centre de Java, est ainsi resté le gardien du démon qui hante le Merapi. Héritier d'une longue tradition le Sultan a un homme qui le représente sur le volcan ; c'est Juru Kunci le maître des clefs. Seul cet homme est en relation mystique permanente avec le démon qui hante le volcan. Il a également le pouvoir de déceler les humeurs du monstre. À chaque éruption, il donne son avis sur l'évacuation. Parfois, comme en 2006, alors que les nuées ardentes de l'éruption en cours approchent dangereusement des villages, le Juru Kunci déclare qu'il n'y a pas de danger ! Les volcanologues du VSI (services volcanologiques indonésiens) sont atterrés car les risques sont énormes. Alors, pour la première fois, le Sultan désavouant son Juru Kunci, demande à la population de répondre aux appels de la science et d'évacuer les villages menacés. Mais si la vie semble si douce à Java et la terre si fertile, c'est également en grande partie grâce aux volcans. Les cendres volcaniques se transforment en quelques mois, sous le climat équatorial javanais, en des sols argileux très riches en oligo-éléments. Les récoltes de riz peuvent alors se faire une fois tous les cinq mois. La canne à sucre, le tabac et l'hévéa en plaine, le café et le thé sur les hauteurs, sont tous sous l'influence des cendres volcaniques. Même la luxuriance de la forêt pluvieuse javanaise montre qu'elle profite également de cette manne, quand elle ne recule pas sous la pression démographique.11h25 : échange de questions/réponses avec Frédéric Lécuyer réalisateur et vulcanologue.
11h40 : fin de la séance.