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Dimanche 28 mars 2010 : 10h00 - 11h30

La Ville de St Etienne, en partenariat avec Planète Couleurs convie les séniors de l’agglomération stéphanoise à une séance spéciale le dimanche matin.

Au programme :

10h00 - Java, sur l'échine du dragon Un film de Frédéric Lécuyer
JavaFrédéric Lécuyer ne compte plus les fois où il a traversé Java soit mille kilomètres à vol d'oiseau, d'est en ouest, avec une impression de ne jamais quitter un immense village qui s'étendrait presque sans discontinuer d'un bout à l'autre de l'île. Bien entendu, quand on quitte Jakarta, la plus grande ville d'Asie du Sud-est, la campagne javanaise semble calme. Mais en réalité, il y a du monde installé partout le long de la route et le moindre "petit village" comprend plusieurs milliers d'âmes.

Quelques espaces naturels ont miraculeusement échappé à cette densité de population dépassant souvent les 900 habitants par kilomètre carré. Ces zones plus ou moins bien préservées sont pour la majorité associées aux parties sommitales des volcans, trop hautes pour êtres cultivées, trop inaccessibles pour êtres habitées, ou souvent dangereuses. En effet, une trentaine de volcans à Java sont considérés comme pouvant entrer en éruption. C'est la plus forte concentration de volcans actifs de l'archipel. Les relations entre les hommes et leurs turbulents voisins y sont donc naturellement exacerbées.

Les volcans font partie intégrante de la vie javanaise. Les risques volcaniques sont importants et le besoin d'exorciser les peurs qu'ils engendrent ont fait naître de nombreuses légendes ou croyances à l'époque où le pays était gouverné par des Rajas hindouistes. Aujourd'hui, les Javanais sont devenus musulmans mais les vieilles croyances sont restées et esprits et démons d'antan vivent toujours là-haut sur les volcans.

Le Sultan de Yogyakarta, au centre de Java, est ainsi resté le gardien du démon qui hante le Merapi. Héritier d'une longue tradition le Sultan a un homme qui le représente sur le volcan ; c'est Juru Kunci le maître des clefs. Seul cet homme est en relation mystique permanente avec le démon qui hante le volcan. Il a également le pouvoir de déceler les humeurs du monstre. À chaque éruption, il donne son avis sur l'évacuation. Parfois, comme en 2006, alors que les nuées ardentes de l'éruption en cours approchent dangereusement des villages, le Juru Kunci déclare qu'il n'y a pas de danger ! Les volcanologues du VSI (services volcanologiques indonésiens) sont atterrés car les risques sont énormes. Alors, pour la première fois, le Sultan désavouant son Juru Kunci, demande à la population de répondre aux appels de la science et d'évacuer les villages menacés.

Mais si la vie semble si douce à Java et la terre si fertile, c'est également en grande partie grâce aux volcans. Les cendres volcaniques se transforment en quelques mois, sous le climat équatorial javanais, en des sols argileux très riches en oligo-éléments. Les récoltes de riz peuvent alors se faire une fois tous les cinq mois. La canne à sucre, le tabac et l'hévéa en plaine, le café et le thé sur les hauteurs, sont tous sous l'influence des cendres volcaniques. Même la luxuriance de la forêt pluvieuse javanaise montre qu'elle profite également de cette manne, quand elle ne recule pas sous la pression démographique.

11h00 - Ensemble à HuayhuashEnsemble à HuayhuashUn film Handi Cap Evasion réalisé par Héloïse de La Hougue
Voir la bande annonce
Après l’expérience d’un premier trek au Pérou en 1997 et de nombreuses autres « expéditions » proches ou lointaines (Népal, Turquie, Maroc, Grande Traversée des Alpes), Handi Cap Evasion avait envie de retrouver l’ambiance sud américaine. Se donner les moyens de faire un trek hors du commun à la découverte d’une autre manière de vivre, s’inscrit dans les objectifs de l’association et permettra peut-être d’apporter une petite pierre au changement des mentalités vis-à-vis de ceux que l’on désigne comme des personnes handicapées.

Ce n’est pas un trek facile en raison de son engagement et de son altitude : pas de villages, pas de routes et une fois le tour commencé, il faut obligatoirement le terminer.

Alors comment un tel trek devient-il une aventure humaine hors du commun, partagée par une équipe franco-péruvienne ? Ce film est l’histoire au jour le jour d’une expédition : 17 Français, 13 Péruviens et 4 joëlettes (fauteuils de randonnée), au pays des condors, de la caillasse, des contrastes et des immensités. A pied ou en joëlette, randonneurs valides et personnes handicapées physiques, ont relevé ce défi de faire le tour de la Cordillère Huayhuash, au Pérou, avec ses 160 km de sentiers, ses 6000 m de dénivelé, ses 7 cols à plus de 4000 m et le point culminant (Punta Cuyoc) à plus de 5000 m d’altitude ! Immergée au sein de l’équipe pendant ces trois semaines, la réalisatrice Héloïse de la Hougue et sa caméra, se sont faites discrètes pour capturer la richesse des échanges basés sur la simplicité, la générosité et la solidarité. Transportés au cœur de l’immensité andine avec ses sommets vertigineux et ses vallées majestueuses, on découvre le vrai sens de la vie, la force collective qui fait avancer le groupe et gomme les différences, état d’esprit adopté par l’association Handi Cap Evasion. « Tous ensemble on y est arrivé. On était en haut, on était bien. Le cœur est rempli pour un moment. » (Cécile). « Encore une fois ce « truc » de la joëlette a fonctionné. Sans Rachel, Nicole, Daniel, Guenahel et Guy, les choses seraient trop faciles, sans saveur, du chacun pour soi, de l’égoïsme pur. Sans eux, il ne serait pas nécessaire de donner de nous, de nos forces et de notre bonne humeur pour qu'un col abrupt et inaccessible devienne un moment, certes intense et éprouvant, mais bien vivant et souvent bluffant. » (Eric)


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