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Samedi 27 mars 2010 : 10h00 - 14h00

10h00 - “29 ans au Tibet”29 ans au TibetUn film d'Artero Damien et Delphine Million
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Delphine et Damien, après presque 2 années de route depuis la France et autour du monde, pénétrent au Tibet sur leur tandem (illégalement et de nuit) depuis le Yunnan en Chine. Malgré la hantise d’être expulsés ou attrapés par la police touristique ou l’armée chinoise, c’est une longue et magnifique traversée du plus haut pays du monde, qui les attend , via l’Everest et Lhassa, où ils contemplent, interdits, l’expression formidable de la foi tibétaine pourtant sous le joug de l’occupant chinois.

Il leur aura fallu un mois et demi de route entre le Yunnan, la province chinoise la plus au sud, et Lhassa, la capitale historique du Tibet ; puis encore plusieurs semaines pour rallier la frontière avec le Népal via le plateau du Kumbu Himal où se dresse l’Everest. Franchissant une vingtaine de cols à des altitudes variant de 4300 à 5300 mètres, leur tandem et ses 100 kg n'a pas failli : la casse d'un bon nombre de rayons a nécessité leur réparation sous l’œil amusé des Tibétains !

Delphine et Damien, vidéastes et photographes d’aventure, sont partis avec une caméra numérique dv avec batteries longue durée, un appareil photo numérique reflex, un panneau solaire souple pour recharger leur matériel numérique, des micros externes et un trépied, pour rapporter 7 heures de tournage au Tibet et quelque 2000 clichés. Une boussole et une simple carte étaient leurs seuls outils de navigation et d’orientation.

10h50 - Ensemble à HuayhuashEnsemble à HuayhuashUn film Handi Cap Evasion réalisé par Héloïse de La Hougue
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Après l’expérience d’un premier trek au Pérou en 1997 et de nombreuses autres « expéditions » proches ou lointaines (Népal, Turquie, Maroc, Grande Traversée des Alpes), Handi Cap Evasion avait envie de retrouver l’ambiance sud américaine. Se donner les moyens de faire un trek hors du commun à la découverte d’une autre manière de vivre, s’inscrit dans les objectifs de l’association et permettra peut-être d’apporter une petite pierre au changement des mentalités vis-à-vis de ceux que l’on désigne comme des personnes handicapées.

Ce n’est pas un trek facile en raison de son engagement et de son altitude : pas de villages, pas de routes et une fois le tour commencé, il faut obligatoirement le terminer.

Alors comment un tel trek devient-il une aventure humaine hors du commun, partagée par une équipe franco-péruvienne ? Ce film est l’histoire au jour le jour d’une expédition : 17 Français, 13 Péruviens et 4 joëlettes (fauteuils de randonnée), au pays des condors, de la caillasse, des contrastes et des immensités. A pied ou en joëlette, randonneurs valides et personnes handicapées physiques, ont relevé ce défi de faire le tour de la Cordillère Huayhuash, au Pérou, avec ses 160 km de sentiers, ses 6000 m de dénivelé, ses 7 cols à plus de 4000 m et le point culminant (Punta Cuyoc) à plus de 5000 m d’altitude ! Immergée au sein de l’équipe pendant ces trois semaines, la réalisatrice Héloïse de la Hougue et sa caméra, se sont faites discrètes pour capturer la richesse des échanges basés sur la simplicité, la générosité et la solidarité. Transportés au cœur de l’immensité andine avec ses sommets vertigineux et ses vallées majestueuses, on découvre le vrai sens de la vie, la force collective qui fait avancer le groupe et gomme les différences, état d’esprit adopté par l’association Handi Cap Evasion. « Tous ensemble on y est arrivé. On était en haut, on était bien. Le cœur est rempli pour un moment. » (Cécile). « Encore une fois ce « truc » de la joëlette a fonctionné. Sans Rachel, Nicole, Daniel, Guenahel et Guy, les choses seraient trop faciles, sans saveur, du chacun pour soi, de l’égoïsme pur. Sans eux, il ne serait pas nécessaire de donner de nous, de nos forces et de notre bonne humeur pour qu'un col abrupt et inaccessible devienne un moment, certes intense et éprouvant, mais bien vivant et souvent bluffant. » (Eric) 13h30 - LES CHEVAUX DE SAÏ Les chevaux de SaïUn film de Virginie Saclier
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Il se nomme Saijirhi mais on l'appelle Saï. Il est mongol et chinois. Né nomade, il a grandi dans la steppe au contact des chevaux indispensables à la survie de son peuple. Mais un jour, c'était il y a à peine 30 ans, la vie de Saï a été bouleversée...

Pour faire face aux rigueurs de l'hiver sur une des terres les plus hostiles de notre planète, les parents de Saï ont fait le choix d'abandonner leur yourte et la vie pastorale.
Tout au bout de la route, en plein désert, à des heures de la civilisation chinoise, Saï et sa famille ont construit une maison sur les terres libres de leur dernier campement d'hiver. Ils ont arrêté là leur vie pastorale, au coeur des steppes mongoles. L'histoire de Saï n'est pas exceptionnelle ; la sédentarisation a touché toute la population nomade de Mongolie intérieure depuis que la moitié de son pays a été annexée par la République populaire de Chine.

Ces soixante dernières années de sinisation ont suffi à faire disparaître un mode de vie vieux de plus de 3000 ans... Aujourd'hui, les Mongols sont en minorité sur leur terre. Ils occupent les steppes désertiques du nord de la région regroupés autour de petites agglomérations. Les Mongols n'ont pas résisté au modernisme, bien heureux d'améliorer leurs conditions de vie... mais la culture mongole est bien loin d'être similaire à celle de la population chinoise sédentaire qui envahit le pays. L'histoire de Saï n'est pas plus tragique que celle des autres Mongols chinois en perte d'identité. Seulement Saï, lui, refuse d'abandonner sa ferme pour venir habiter une bourgade sinisée. Saijirhi a besoin des grands espaces et de ses chevaux.

Saï et sa famille sont encore bergers, élevant leurs animaux comme ils le faisaient avant. Ils vivent au rythme des saisons et de l'élevage de leur bétail. Ce rapport insolite de respect et de complicité avec les chevaux, Saï l'a tissé durant son enfance itinérante. Il élève toujours des chevaux. Il en possède une cinquantaine de race mongole, une race qui depuis des millénaires s'est adaptée au climat difficile du pays. Pourtant sauvages, les chevaux accordent à Saï une complicité rare. En nous faisant partager son regard et son analyse sur l'avenir de sa région, Saï nous emmène à travers les steppes et les immensités de la Mongolie chinoise.


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