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Samedi 27 mars 2010 : 15h00 - 19h00
15h00 - St Etienne-Timezrit : allers-retoursUn film réalisé par 10 jeunes stéphanoises filles de 16 à 18 ans avec le soutien du cinéma Le France
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Le Cinéma Le France développe depuis plus de 10 ans, à St Etienne, une démarche d’initiation à la réalisation audiovisuelle en parallèle de l’exploitation de ses deux salles Art et Essai.
Dans ce contexte l’association a mis en place un projet d’ateliers de réalisation en partenariat avec le tissu socio-culturel local, s’adressant aux adolescents issus des différentes immigrations de la ville.
En 2005 lors des Rencontres cinématographiques de Bejaïa, nous avons été sollicités par une association algérienne d’éducation à l’image : Ciné + de Timezrit (30 000 habitants, à 40 km de Bejaïa sur les hauteurs de la vallée de la Soumam) pour développer un projet de co-réalisation documentaire sur le patrimoine minier commun à nos deux villes.
Outre les convergences historiques industrielles, il s’avérait qu’une population stéphanoise de près de 8000 personnes était originaire de cette région de petite Kabylie : une communauté discrète mais structurée qui représente une immigration ouvrière encore très vivace aujourd’hui. Nombre de passants à Timezrit sont capables de citer aisément des noms de rue de St Etienne.
Une histoire commune insoupçonnée à nos deux villes, devient un sujet de film. En 2007 le projet se concrétise, porté par des lycéens de France et d’Algérie, accompagnés par trois associations : le Ciné + en Algérie, le Cinéma Le France à Saint- Etienne et le Comité d’animation du parc de Montaud, qui a pu ainsi concrétiser un projet mémoriel auprès des anciens mineurs du quartier.
En France, le film a été porté par un groupe de 12 jeunes stéphanoises de 18 à 20 ans élèves du lycée technique Benoît Charvet, qui ont assumé l’ensemble des étapes de la réalisation : de la recherche documentaire dans les différents sites d’archives, du repérage des témoins de cette histoire, au tournage et à la menée de leurs interviews, jusqu’au montage du film.
Plusieurs séjours à Timezrit en 2008, ont permis d’impliquer les jeunes algériens dans ce processus de réalisation documentaire, de solliciter des témoins vivants en Algérie et d’enclencher le processus de tournage d’un film qui réponde à celui préparé par les jeunes stéphanoises ; en quelque sorte le miroir de la version française de ce sujet : la même histoire vue du côté algérien.
La plupart des jeunes participant à ces projets sont issus de l’immigration. D’horizons et d’âges différents, ils apprennent à travailler ensemble et révèlent une réelle motivation pour ces activités cinématographiques.
15h45 - La légende de l'homme araignée un film avec Alain Robert
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En 1982, Alain Robert fait une chute de 25 mètres qui lui vaut une invalidité à 66%. En 2006, Alain est un grimpeur hors normes. Il fait de son handicap un véritable atout, et atteint des performances qui vont au-delà de l’extrême.
Dix ans déjà que le dernier documentaire sur l’Homme-Araignée est sorti. Dix années durant lesquelles Alain Robert a gravi les échelons urbains vers une renommée internationale. Ce documentaire retrace l’ascension de ce sportif qui ne cesse de se surpasser.
De nombreux aspects du personnage sont abordés, allant vers une réflexion qui dépasse le pur spectacle. Certes il est inévitable de proposer un panorama des plus beaux extraits d'escalades qui fournit un plaisir visuel de voyages à travers les cinq continents.
La forte médiatisation du personnage semble le placer dans une autre dimension, celle des super héros ou des êtres exceptionnels. Exceptionnel, Alain l’est. Néanmoins, ce documentaire cherche à mettre l’accent sur sa personnalité attachante, presque naïve : Alain vit de sa passion et assume le revers de la médaille, en supportant après ses escalades les gardes à vue et les menottes. En passant outre les réglementations qui régissent notre société, il lance un débat : où se trouve la ligne entre le légal et l’illégal ? Est-il condamnable de vivre sa passion dès lors que l’on respecte la vie et la sécurité d’autrui ?
Si Alain Robert défie les lois de notre société, il n’en fait pas moins parti. Ce documentaire le montre face à son public, mais aussi en relation avec ses proches et ses sponsors : chacun l’inspire, l’encourage et le soutient à sa manière. A travers les images d'une foule curieuse et avide de partager les frissons du danger, le grimpeur s’impose, confère à son talent une portée pédagogique lors de séminaires ou conférences, et s’investit dans l’événementiel. Alain a fait de sa discipline un message planétaire. Il cherche le contact avec autrui et transmet son envie de s’élever.
Ce documentaire de 60 minutes est la mise en images et en sons d’un choix individuel, celui de dépasser ses propres limites.
17h15 - Java, sur l'échine du dragon Un film de Frédéric Lécuyer
Frédéric Lécuyer ne compte plus les fois où il a traversé Java soit mille kilomètres à vol d'oiseau, d'est en ouest, avec une impression de ne jamais quitter un immense village qui s'étendrait presque sans discontinuer d'un bout à l'autre de l'île. Bien entendu, quand on quitte Jakarta, la plus grande ville d'Asie du Sud-est, la campagne javanaise semble calme. Mais en réalité, il y a du monde installé partout le long de la route et le moindre "petit village" comprend plusieurs milliers d'âmes.
Quelques espaces naturels ont miraculeusement échappé à cette densité de population dépassant souvent les 900 habitants par kilomètre carré. Ces zones plus ou moins bien préservées sont pour la majorité associées aux parties sommitales des volcans, trop hautes pour êtres cultivées, trop inaccessibles pour êtres habitées, ou souvent dangereuses. En effet, une trentaine de volcans à Java sont considérés comme pouvant entrer en éruption. C'est la plus forte concentration de volcans actifs de l'archipel. Les relations entre les hommes et leurs turbulents voisins y sont donc naturellement exacerbées.
Les volcans font partie intégrante de la vie javanaise. Les risques volcaniques sont importants et le besoin d'exorciser les peurs qu'ils engendrent ont fait naître de nombreuses légendes ou croyances à l'époque où le pays était gouverné par des Rajas hindouistes. Aujourd'hui, les Javanais sont devenus musulmans mais les vieilles croyances sont restées et esprits et démons d'antan vivent toujours là-haut sur les volcans.
Le Sultan de Yogyakarta, au centre de Java, est ainsi resté le gardien du démon qui hante le Merapi. Héritier d'une longue tradition le Sultan a un homme qui le représente sur le volcan ; c'est Juru Kunci le maître des clefs. Seul cet homme est en relation mystique permanente avec le démon qui hante le volcan. Il a également le pouvoir de déceler les humeurs du monstre. À chaque éruption, il donne son avis sur l'évacuation. Parfois, comme en 2006, alors que les nuées ardentes de l'éruption en cours approchent dangereusement des villages, le Juru Kunci déclare qu'il n'y a pas de danger ! Les volcanologues du VSI (services volcanologiques indonésiens) sont atterrés car les risques sont énormes. Alors, pour la première fois, le Sultan désavouant son Juru Kunci, demande à la population de répondre aux appels de la science et d'évacuer les villages menacés.
Mais si la vie semble si douce à Java et la terre si fertile, c'est également en grande partie grâce aux volcans. Les cendres volcaniques se transforment en quelques mois, sous le climat équatorial javanais, en des sols argileux très riches en oligo-éléments. Les récoltes de riz peuvent alors se faire une fois tous les cinq mois. La canne à sucre, le tabac et l'hévéa en plaine, le café et le thé sur les hauteurs, sont tous sous l'influence des cendres volcaniques. Même la luxuriance de la forêt pluvieuse javanaise montre qu'elle profite également de cette manne, quand elle ne recule pas sous la pression démographique. 18h15 - La Belle Image en Bolivie Un film de Julia Blagny
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25 musiciens français jouent à l’unisson avec 5000 musicos boliviens ... De La Paz à Oruro, à une altitude moyenne de 3800 mètres, la tournée de la fanfare "La Belle Image" en Bolivie est prétexte à découvrir de l'intérieur les festivités entourant le Carnaval d'Oruro, événement culturel majeur, déclaré Patrimoine Oral et Intangible de l'Humanité par l'UNESCO. «La Belle Image» s'est d’abord immergée au cœur d’une fanfare de 5000 musiciens lors du Festival de Bandas, puis c’est la découverte des différentes cultures boliviennes lors de la Anata andina, qui annonce le carnaval et des journées de musique sans discontinuer. La fanfare se rend ensuite à la mine de Huanuni et à l’usine de Vinto, récemment nationalisée par le Président, pour y jouer. «La Belle Image» rencontre la jeune génération d’Oruro et c’est le départ pour La Paz, la plus haute capitale du monde … Rencontre haute en couleurs d'un pays et d'un peuple, au rythme palpitant du carnaval.
Dépassant les frontières et les langues, ce documentaire de 52 minutes est le témoin d’un voyage musical en Bolivie qui permet d’appréhender certains aspects de la réalité bolivienne de façon ludique.
A l'heure où la Bolivie affirme un retour à des valeurs ancestrales de communauté et de respect de son environnement en maintenant la confiance donnée à Evo Morales, premier président aymara de l'Amérique latine, ce sujet invite à appréhender de l’intérieur cette culture lors d’une des fêtes les plus importantes de son calendrier : le carnaval.