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Dimanche 28 mars 2010 : 14h00 - 19h00
séance parrainée par Arvel
14h00 Jigyasira, le chemin de l'espoir
Un film de Igor Molino et Francesco Matera
Le but de ce film est de présenter le réseau malien des organisations locales de tourisme responsable qui a vu le jour grâce à un projet du programme ST-EP de l’OMT en collaboration avec Viaggi Solidali et CISV.
Jigiyasira (le chemin de l’espoir en langue bambara) est un voyage à la découverte de ce réseau : l’association Karamba Touré de Siby avec ses jeunes guides, l’association Djenné Patrimoine qui a réalisé diverses activités pour la communauté locale grâce aux recettes du tourisme, Teriya Bugu « la maison de l’amitié » en langue bambara, un centre de tourisme responsable exemplaire sur les rives de la rivière Bani, et, pour finir, le pays Dogon, la région la plus célèbre du Mali.
Le but de ce film est d'avancer concrètement sur le chemin de l’espoir dans le désert malien.
Ce film a été réalisé grâce à la contribution de l’Union Européenne dans le cadre du projet TReS : « Tourisme Responsable, instrument de lutte contre la pauvreté ».
14h45 Entre Selle et Terre - 3 ans à vélo en Afrique et en Asie Une réalisation de Claude Marthaler
Partir en roue libre… Une folle idée qui enivre ou fait peur. Parcourir la terre à la sueur de son front est une prouesse saugrenue qui n'a de sens que celui qu’on lui donne… Sans inspiration, pas de voyage. Tension et équilibre, tels sont les principes fondamentaux d’une bécane, qui s’appliquent également au cycliste. Avec l’enthousiasme pour seul carburant, telle une dynamo, on se recharge en se "dé-pensant" : des paysages aux pays sages, des visages aux vies sages. Et, étrangement, au moment de partir, on mesure la lourdeur des choses accumulées au fil des ans. Pour se mouvoir, il faut s’alléger. N’emporter que ce qu’on est capable de déplacer et y ajouter le plus lourd des bagages : soi-même.
Vu d’une selle, le monde s’agrandit et s’enrichit. Une "dé-marche" définitivement subjective et libre, ouverte au vent, à l’inverse de la vision réduite du petit écran. Une affaire de sens, loin du sens des affaires…
Partis de Genève en toute « indéfinition » en 2005, sans destination ni date imparties, Claude Marthaler et Nathalie Pellegrinelli ont pédalé à travers l’Afrique du Nord, puis sa corne, avant de tournicoter entre Inde, Népal, Tibet, Asie centrale et Asie du sud-est. Le temps d’un rêve peuplé de sueur, de poussière et de joie, de doutes et de partage. Claude se trouvait à Lhassa au moment de la terrible répression chinoise de mars 2008 dont les conséquences restent incalculables pour le peuple tibétain.
Le vélo, cette invention géniale qui contient son anagramme « love », est un véritable trait d’union entre les hommes, entre le ciel et la terre. Il permet, à chacun son rythme, de réaliser son voyage vers le réel où le premier coup de pédale compte et le dernier coûte. Un long détour vers l’essentiel, car se mouvoir, c’est s’émouvoir. Dans son troisième livre, "Entre Selle et Terre" (éditions Olizane 2009), Claude décrit avec pertinence et humour les moments de partage avec sa compagne d’alors et les habitants des pays traversés, ainsi que leurs moments de découragement face aux conditions climatiques extrêmes ou aux obstacles administratifs.
16h20 Paris Dakar No Oil Un film de Xavier Van der Stappen
Xavier Van der Stappen a réussi son pari. Sans pétrole, il a rallié Dakar à Bruxelles en 165 heures de route à bord de son véhicule hybride. Un parcours mythique jalonné de rencontres étonnantes, enrichissantes... Parti début février, il rejoint Dakar à l’aide d’un kart à voile. Il parcourt les plages du Maroc, de Mauritanie, du Sénégal mais ne s’en tient pas là. Il relie le Sénégal à la Guinée-Bissau à bord d’un kayak équipé de voiles. Il atteint Bissau, la capitale, le jour de l’assassinat du Président
et du chef des armées. Il réalise ensuite un reportage sur un monde sans voiture, déniché aux confins du Sénégal. Une chasse à l’arc au phacochère, un reportage dans les parcs nationaux de Mauritanie, des actions de sensibilisation dans les lycées sénégalais… les sujets s’enchaînent.
Le 20 mars, à l’ambassade de Belgique à Dakar, le départ officiel du Dakar-Paris-Bruxelles en VEAH (Véhicule Electrique à Assistance Humaine) est donné. Le 7 mai marque le retour de Xavier à Bruxelles. Accueil officiel par le Président du Sénat et par le Premier Ministre qui salueront non pas l’exploit sportif, mais la démarche. Celle-ci tend à prouver qu’un engin électrique de 40 kg peut couvrir 6000 km, à une vitesse moyenne de 40 km/h pour 250 km par jour, et ce, sans une goutte d’essence. Dans le sillage de ce curieux véhicule, sourires, curiosité amusée, optimisme, découverte par des milliers de personnes de ce moyen de locomotion silencieux, respectueux de l’environnement et des préoccupations actuelles. La fusée argentée a rempli son rôle d’ambassadrice de l’association internationale des Optimistes sans Frontières.« Paris-Dakar No Oil » c’est aussi des moyens techniques : 3 mois de tournage, 3 cameramen en relais, 100 heures d’images, 12000 km parcourus, 10 pays traversés : Belgique, France, Espagne, Gibraltar, Maroc, Sahara Occidental, Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée-Bissau.
17h30 Au-delà du Grand Mur, la Chine barbare... Un film de Gilles Hubert
A mon retour de Chine, une jeune étudiante cantonaise me questionnait sur le contenu de mes voyages en son pays natal. Lui avouant être allé uniquement au Xinjiang et pour la troisième fois, elle éclata de rire : « Quelle drôle d’idée !! Que vas-tu faire là-bas ? ».
Pour un Chinois les contrées qui s’étendent au-delà de la Grande Muraille sont le Monde Barbare : celui des hordes de Gengis Khan le long des chemins de la soie, à travers les steppes immenses et la périphérie du redoutable désert du Takla-Makan.
Avant 1947, c’était le Turkestan oriental, une république rassemblant les Ouïgours, cousins des Ouzbèques de Samarkand, centres asiatiques sédentaires et musulmans turcophones.
C’est aujourd’hui le Xinjiang chinois, au nord du Tibet, une région riche de pétrole et d’intérêts géopolitiques majeurs, que l’Empire révolutionnaire de Mao colonisa en 1949.
Mon immersion dans ce monde oublié dura presque 12 semaines, et je me laissais aller à goûter sans mesure le charme des lieux, l’hospitalité débordante de chacun, la culture musicale de tout un peuple attaché à son passé et à ses traditions.
Tout me semblait immuable depuis la nuit des temps. Mais aujourd’hui les vents de sable du printemps côtoient d’autres respirations plus vertigineuses : celles de la Chine en marche.
Nous irons à la rencontre du Takla-Makan et de ses oasis, mais aussi de Mominejan le chamelier, de Nourfira sa mère adoptive, de Meïssoura et de ses amies, de leurs vies et de leurs joies souvent plus fortes que leur détresse.