Format imprimable

Pour toutes demandes d'informations, un seul numéro de téléphone :  04 77 80 74 02

Ecole des Mines...

Samedi 14h00 - Himalaya, Dolma du bout du Monde Un film de Véronique Lapied
Voir la bande annonce
Après Zanskar, le chemin des glaces, Grand Prix PLANÈTE COULEURS 2009, Himalaya, Dolma du bout du Monde est le deuxième volet de la trilogie himalayenne de Véronique, Anne et Érik Lapied.

Le Zanskar est un pays magique, confiné au cœur de l'Himalaya. Cette petite vallée abrite sur ses flancs quelques villages et monastères. Depuis 1980, une piste permet de relier le Zanskar au Ladakh, mais à partir d'octobre, la neige en bloque l'accès : un hiver sans fin isole alors Dolma et les siens.

Dolma vit dans le petit village de Zangla Tempo sur les rives du fleuve gelé, avec son père, ses quatre enfants, ses chèvres et quelques dzos. Elle répète les gestes de ses ancêtres transmis de génération en génération, sur ces terres arides brûlées par le soleil et l'altitude. Chaque jour entre voisins, on se retrouve pour boire le tchang, prier, s'entraider aux champs. Le temps semble s’être arrêté, les saisons sont rythmées par les travaux quotidiens et la vie en communauté.

À 180 km de là, Stanzin, le mari de Dolma, vit dans un autre monde, celui de la ville de Leh au Ladakh. Il arbore une turquoise en guise de boucle d’oreille, écoute les CD à la mode et récite des mantras bouddhistes. Très jeune, Stanzin excelle comme grimpeur pour glaner du bois dans les falaises. De son père, puis des hommes de Pishu qui parcourent le fleuve gelé en hiver, il acquiert la connaissance du tchadar. Depuis son adolescence, Stanzin guide les caravanes, sur des chemins périlleux en été et sur le fleuve gelé en hiver. Le rêve de Stanzin : être chanteur. D'ailleurs, il vient d'ouvrir une boutique de CD dans le marché à Leh. Il nous livre ses doutes, ses rêves, son attachement aux traditions et son irrésistible attirance pour le changement.

Pour revoir Dolma et ses enfants, Stanzin doit affronter la tempête, les démons du fleuve et les mirages du monde moderne. Au fil des saisons, le destin de Stanzin et de Dolma est lié au fleuve qui les sépare et les unit aussi.

Ce film, tourné sur plus d’une année, nous entraîne, avec ces portraits sensibles et généreux, dans la vie attachante d’une petite communauté de l’Himalaya : naissance, mariage, alpages... Une histoire vraie, avec son lot d’émotion, d’aventure et de sagesse.

La réalisatrice : fille de cinéastes de montagne, Véronique Lapied prend le virus du voyage dès son plus jeune âge. Après trois ans à l’École Supérieure d’Arts de Grenoble, elle assure la prise de son du film Zanskar, le Chemin des Glaces puis elle repart seule huit mois au Zanskar et au Népal. Elle filme au jour le jour la vie du village de Zangla Tempo au sein de la famille de Dolma qu‘elle considère comme sa deuxième famille. Depuis, elle retourne tous les ans au Zanskar pour partager le quotidien de ses amis du bout du monde.


Samedi 15h30 - Complètement à l’Est ! Un film de Cécile et Olivier Cusin
Un frère et une sœur partent au Kamtchatka, région très sauvage de l’extrême orient russe. Leur but : relier, par un trek d’un mois en autonomie complète, plusieurs volcans actifs de haute altitude, classés Patrimoine Mondial par l’Unesco, et escalader ces volcans. Les obstacles ? Des sacs très lourds, l'absence de sentiers, la traversée d’immenses plateaux, des ascensions de volcans de haute montagne, les moustiques...

Complètement à l’Est ! est une aventure humaine où l’on prend conscience de l’importance de la préservation d’espaces aussi intacts, et combien l’homme est poussière sur cette Terre. Ce projet a été labellisé par Mountain Wilderness et le magazine Terre Sauvage.

Les réalisateurs : Cécile (24 ans) et Olivier Cusin (27 ans) habitent en Haute-Savoie. Tous deux sont passionnés de randonnée à pied et en télémark, d’escalade, d’alpinisme, de cascade de glace, de voyages et de problématiques.


Samedi 17h00 - Yon Bato Pou Ayiti (Un bateau pour Haïti) Yon Bato Pou Ayiti  (Un bateau pour Haïti) Un film de Philippe Fontenoy et Régis Michel
Jean-Pierre Coïc est marin pêcheur et il n'est pas Breton pour rien. Quand il décide de venir en aide aux pêcheurs haïtiens, il va jusqu'au bout. Il traverse l'océan pour leur apporter des bateaux promis à la destruction en France. Avec ses amis de Solidarité Pêche, Jean-Pierre s'est battu pour récupérer le Breizh da Viken « Bretagne à jamais », un ancien fileyeur lorientais de 12 m. Cinq mois de travaux sur un quai du port de Concarneau, deux mois de convoyage avant que le Breizh da Viken commence une nouvelle vie en Haïti. Depuis août 2010, avec Moy, son nouveau capitaine à la barre, il permet à près de 60 familles du village d'Anse d'Hainault d'améliorer significativement leurs conditions de travail et leur niveau de vie.

Les réalisateurs : Philippe Fontenoy développe la passion du cinéma au cours de ses études universitaires puis se spécialise dans la réalisation audiovisuelle. Dès 1982, il écrit et réalise des moyens métrages documentaires, principalement pour les chaînes de télévision. Entre 1985 et 1994, il dirige au sein du Ministère des Affaires Etrangères, en France puis au Maroc, des structures de production audiovisuelle. Depuis 1995, il collabore régulièrement à plusieurs magazines de France 3 comme Faut pas rêver, Thalassa, Les pieds sur l'herbe, Bleu clair.

Régis Michel est journaliste, réalisateur et photographe indépendant. Il court la planète depuis une vingtaine d'années. Il a notamment réalisé plus d'une centaine de films pour les émissions Thalassa et Faut Pas Rêver. « Le voyage est une drogue et une thérapie, je ne pourrais plus m’en passer car aujourd’hui ma vie est en partie ailleurs. Je suis un peu un étranger lorsque je rentre à la maison mais je suis un peu chez moi lorsque je me rends à Madagascar, en Italie, au Togo ou en Birmanie ».


Dimanche 13h30 - Gold Men, résistants pour la terre Un film de Cyril Peyramond
Confronté à l‘impuissance de ses élèves face aux bouleversements climatiques, Sébastien Viaud, un jeune enseignant et photographe, décide de partir un an autour du monde pour rencontrer des hommes et des femmes qui ont reçu le prix Goldman, un prix considéré comme le « Nobel » de l’environnement.

En cinq pays, cinq personnages et autant de thématiques humaines et environnementales, Gold Men raconte ce voyage unique et propose une réflexion pour notre présent et notre futur, à la rencontre des Résistants pour la Terre. En partageant un peu de la lutte et du quotidien de ces personnages, en récoltant leurs expériences afin de les transmettre, Sébastien veut montrer que chacun, s’il le décide, peut agir pour l’avenir de la planète. Les principaux personnages et leur combat :

Au RWANDA, Eugène RUTAGARAMA, Prix Goldman 2001. Dans le parc des Virungas, la seule zone de notre planète où survivent les gorilles des montagnes, Eugène Rutagarama a lutté pendant et après le génocide rwandais pour la préservation de cette espèce en voie de disparition.

Au HONDURAS, le Père Jose Andrès TAMAYO CORTEZ, Prix Goldman 2005. 40 000 USD ! C’est le prix proposé par les exploitants du bois pour se débarrasser en toute impunité de cet homme de Dieu qui gêne leur business. Parce qu’il lutte pour empêcher la déforestation massive de son pays, le Père Tamayo Cortez est un homme en sursis.

Aux PHILIPPINES, Von HERNANDEZ, Prix Goldman 2003. Malgré d’intenses pressions du milieu industriel et la corruption du gouvernement, Von Hernandez a réussi à faire interdire les incinérateurs de déchets. Il propose des solutions alternatives aux immenses décharges de Manille et tente de mettre en place une politique du « Zéro déchet ». Depuis l’obtention de ce prix, il a été nommé directeur de Greenpeace Asie du sud-est.

Au TIMOR ORIENTAL, Démétrio do AMARAL de CARVALHO, Prix Goldman 2004. Pendant l’occupation indonésienne, le jeune Démétrio survit cinq années caché dans la forêt. Plus tard il obtiendra l’inclusion des principes de justice environnementale dans la constitution de la plus jeune nation du monde. Depuis, sa fondation Haburas revitalise les traditions locales et les liens à la nature dans le respect de l'environnement du pays.

En INDE, Champa Devi SHUKLA et Rasheeda BEE, Prix Goldman 2004. Ces deux femmes sont les porte-drapeaux des victimes de la plus importante catastrophe industrielle mondiale : la fuite d'un nuage toxique d'une usine de pesticide qui fit plus de 30 000 morts, à Bhopal en 1984. Et 25 ans après, leur lutte continue car rien n’a changé : le site n’est toujours pas décontaminé, les eaux restent polluées et on continue de mourir à Bhopal.Goldmen

Le réalisateur : Cyril Peyramond est né en 1971 à Lyon. Après une école de cinéma, Cyril devient programmateur du Cinéma Jeanne Mourguet à Sainte-Foy-lès-Lyon. Il y crée un festival de cinéma africain, La Caravane des Cinémas d'Afrique, et s’occupe par la suite du Cinéma Toboggan à Décines, ainsi que du Cinéma Duchère à Lyon. Pendant 6 ans, il a ainsi défendu les films des autres et nourri son métier de réalisateur dans un contact avec le public.

En juillet 2000, il quitte l'exploitation pour réaliser un premier court-métrage de fiction. Sol mélange l'univers du jazz avec celui des quartiers et marque le début d'une fructueuse collaboration avec Laurent Segal et sa société Kanari films. Depuis, il met de côté la fiction pour réaliser une dizaine de documentaires. La plupart d'entre eux portent sur des thématiques engagées et mettent en avant des groupes minoritaires, qu'il s'agisse des habitants des quartiers en cours de démolition ou du peuple basque. Gold Men, résistants pour la Terre est son premier long-métrage documentaire.


Dimanche 15h30 - Cop to Cap, en route vers le Futur Cop to Cap, en route vers le Futur Un film de Xavier Van der Stappen
Après la démarche « Dakar no OIL », Xavier Van der Stappen décide de doubler toutes les qualités techniques du prototype pour lancer une nouvelle démarche de sensibilisation : relier symboliquement Copenhague (conférences sur le climat) à Cape Town (Coupe du monde de football) avec un prototype électrique alimenté par le soleil. 13 000 km à travers l’Europe et l’Afrique. Dans une quinzaine de pays, la démarche a permis d’informer et de sensibiliser de nombreux décideurs, universitaires, écoliers et citoyens aux alternatives à l’utilisation du pétrole.

Le film est un témoignage des rencontres établies grâce au prototype électrique qui sert de fil rouge. Celles-ci permettent de donner des pistes concrètes pour un avenir plus solidaire, plus responsable et en adéquation avec les enjeux de demain. Des salles du Musée du Design de Saint-Étienne aux townships de Cape Town, les très nombreuses pannes vont être l’occasion de découvrir quantité d’initiatives allant dans le sens de l’histoire. L’Afrique n’est pas en reste avec une multitude d’adaptations de nouvelles technologies et une vision bien plus positive qu’en Europe d’un avenir sans pétrole.

L’arrivée en Afrique du Sud résume les rapports entre le Nord et le Sud, entre la minorité blanche, nantie et la majorité des Sud-africains noirs et des milliers d’émigrés qui tentent d’améliorer leur sort. Comment va-t-on changer le cours des choses ? Quelles sont les pistes pour éviter que l’homme n’exploite l’homme ?

Cop to Cap, en route vers le FuturLe road movie à la fois sérieux et humoristique tente d’apporter un éclairage nouveau à notre futur et aux rapports entre les hommes sur une Terre qu’on partage et qu’on détruit.

Au fil de ce long périple : une yourte à 1000 m d’altitude, des écologistes à Gibraltar, des colons marocains au Sahara occidental, des Mauritaniens éberlués par l’engin électrique, des Sénégalais convertis au solaire, des Burkinais amateurs de vélos qui pensaient que le prototype était un avion, les projets autonomes du Togo et du Bénin, l’ambiance survoltée des villes comme Accra au Ghana, Johannesburg et Pretoria en Afrique du sud.

Le réalisateur : Xavier Van der Stappen, 47 ans, ethnographe, fondateur de l’association Cultures & Communications depuis 1991, a été reporter freelance, administrateur de missions humanitaires, responsable audio-visuel de MSF-Belgique, réalisateur, auteur d’une dizaine de livres et conférencier. À son palmarès « d’explorateur de la diversité humaine » : le fleuve Niger en canoë durant 2 ans, la liaison Dakar à Lagos en vélo, la traversée de l’Éthiopie à pied, le Mali et le Lesotho à cheval... Pour préparer ses expositions ethnographiques, Xavier a notamment séjourné 3 ans en Éthiopie, 3 ans parmi les Maasaï, une année au Soudan. Depuis 1991, il consacre la moitié de l’année à parcourir l’Afrique afin de promouvoir le savoir traditionnel en matière de conservation de l’environnement. Il œuvre également à la promotion des énergies renouvelables et à la sensibilisation aux enjeux environnementaux.


Dimanche 17h00 - Missi Malo Ani Djegue - la Vache, le Riz et le Poisson Missi Malo Ani Djegue - la Vache, le Riz et le Poisson Un film de José Ainouz
Entre le documentaire et la fiction, ce film est une enquête sensible sur l’état des populations dans le delta intérieur du fleuve Niger et une quête d’identité de Bouba, pinassier sur le fleuve. Il est né d’une triple rencontre : rencontre avec le Mali, rencontre avec le fleuve, rencontre avec les hommes... Quête et enquête.

Le document permet de comprendre le fleuve au travers d’un médiateur : Bouba. La crue du Niger est forte depuis plusieurs années et les conditions de vie de Bouba se sont un peu améliorées. Bouba décide de retourner dans son village natal pour présenter José à sa famille et surtout à sa mère. C’est l’occasion de rencontrer ses amis Peuls, Bozos, Rimaïbés qui parlent et montrent les réalités vécues sur les rives du fleuve : corruption des élites, esclavage pour dette des pêcheurs mais aussi réussite du village d'Horo koi qui s'est pris en charge et qui a pu ainsi subvenir aux besoins de ses 400 habitants. Les problèmes de développement sont ici posés au quotidien ...

Le réalisateur : José Ainouz est professeur de cinéma et d’histoire-géographie au lycée Jean Monnet à Franconville (95). Sa vision de documentariste ? Transmettre, communiquer, raconter, encourager le spectateur à ne pas être passif devant la réalité Nord Sud… Le cinéma documentaire doit conduire à la réflexion, à la compréhension et au respect des cultures et à une pratique solidaire… Pour José, le cinéma doit s'ancrer dans le réel pour avoir toute sa crédibilité…



haut
 
iXprim Website