
Programme Planète Couleurs : samedi 18 mars 2006 : 10 h - 12h30
10 h 00 --- 11 h 00 | Éthiopie, regards croisés une réalisation de Catherine et Olivier Bourguet L’Ethiopie… Le nom de ce pays est trop souvent encore associé aux spectres de la famine et de la guerre, dans la mémoire collective. Et pourtant, que de richesses ! Autrefois empire médiéval abrité sur ses hauts-plateaux, l’Ethiopie s’est construit une identité sur la légende des amours entre la reine de Saba et le roi Salomon d’Israël. Christianisée avant Rome, elle offre aujourd’hui au monde une des religions les plus ferventes et les plus riches d’histoire ; des églises excavées de Lalibela aux festivals colorés, en passant par les inaccessibles sanctuaires du Tigré et les monastères du lac Tana. C’est sur la « route historique », la route du Nord, que l’on découvre ces trésors et bien d’autres encore : obélisques d’Axoum, châteaux de Gondar,… Nous allons partir dans la première partie de ce reportage à leur découverte, sur ces hautes terres historiquement chrétiennes orthodoxes. C’est une Ethiopie extraordinaire, belle, particulière que nous vous invitons à découvrir. Nous l’avons sillonnée durant 7 mois à vélo. Un délai bien plus grand que le temps nécessaire à en tomber fous amoureux ! Osez dépasser les préjugés, la surprise est de taille ! |
| ||
11 h 00 --- 11 h 30 |
| ZAFRA de la sueur, du sucre et des rails un film de Nadine ANTOINE & Patrick BELLORINI Derrière le sommet des cannes qui ondulent sous le vent, dépasse l’immense cheminée de la centrale sucrière de Pepito Tey. Mais la zafra ce n’est pas seulement du sucre et des rails, c’est aussi des hommes, Ernesto le conducteur, Nicolas le machiniste, ou José et Léonardo les mancheteros qui composent l’une des centaines de brigades de coupeurs. Des travailleurs qui s’engagent à fournir tous les bras nécessaires pour la coupe et le chargement de canne au cours de la saison sucrière, des hommes qui savent que cette agro-industrie séculaire joue sa survie après la désastreuse récolte de 1998. A l’aube d’un nouveau millénaire pouvait-il se douter que les jours de sa machine étaient comptés et que dans un avenir proche le pays allait remiser ses derniers trains… | ||
11 h 30 --- 12 h 30 | Loctudy Abidjan un aller simple une réalisation de Charles VERON Le BUCCIN est un petit chalutier rouge et vert de 19 mètres, tout en bois. FANCH, c'est François Guyader. Un petit bonhomme tout excité, avec des yeux ronds, connu lors de notre service militaire et devenu mon ami. Aujourd'hui Fanch a 50 ans. Le Buccin 30, un âge limite. On ne pêche plus avec ce genre de bateau en mer du nord. Trop dur, trop fatigant, avec ce pont non couvert, ouvert à toutes les intempéries. Trop dangereux aussi, l'hiver par "gros temps". Ils ne sont plus que trois à travailler à bord (ils étaient le double autrefois). Le métier a perdu de sa superbe. Et puis il y a ce "plan de casse" gouvernemental mis en place pour répondre à une réglementation Européenne, dont l'objectif est de réduire la flotte de pêche française et qui subventionne la destruction des bateaux ou leur vente à un pays n'appartenant pas à la C.E.E. Fanch ne supporte pas l'idée que le Buccin, son Buccin soit "cassé". Alors il trouve un armateur de pêche ivoirien et la vente conclue, les 3 compagnons partent pour leur dernière navigation à bord du petit chalutier. Trois semaines de mer avec les vents capricieux du Golfe de Gascogne et du Cap Finistère, avant les côtes africaine et l'arrivée du bateau dans le port d'Abidjan...
| |||