Format imprimable

Programme Planète Couleurs : samedi 18 mars 2006 : 14 h - 18h30


spacer.gifspacer.gifspacer.gifspacer.gifspacer.gif

14 h 00

---

15 h 00

ROUTES DE LA SOIE, sur les traces des caravanes une réalisation de Louis-Marie, Elise et Thomas Blanchard

Route de la soie… un voyage qui appelle une série d’impressions agréables et confuses, de tissus chatoyants, de parfums et d’épices rares, de riches caravanes traversant les déserts, de bazars opulents où s’affairent des marchands enturbannés…
La route de la soie, c’est aussi la route des conquêtes, des empires sans cesse renouvelés, et dans le sillage des marchands, des conquérants et des populations mouvantes, la longue histoire des sciences, des religions et des idées portées de place en place, essaimant sans cesse de nouveaux foyers et s’enrichissant au passage d’éléments étrangers.
C’est encore, depuis l’antiquité, la route des voyageurs, des pèlerins, des missionnaires et des aventuriers, partis à la découverte de régions mal connues, et rapportant de leurs pérégrinations d'incroyables récits.

C’est aujourd’hui une route convoitée, où les grands empires de ce siècle essaient de se tailler la part du lion, où les richesses transportées par les caravanes ont été remplacées par le gaz et l’or noir…
Les routes de la soie, ce sont des ramifications complexes dans le temps et dans l’espace, dont il est difficile de tracer les contours. L’expression fut inventée au 19ème siècle pour désigner l’ensemble des voies terrestres d’échange entre l’Orient et l’Occident ; on la fait communément débuter à Xian, l’ancienne capitale de la Chine, et s’achever à Constantinople, où les marchandises étaient ensuite dispersées vers les grands ports et les villes européennes. Elle se rattache aussi aux grandes routes maritimes et à d’autres routes commerciales : route de l’encens entre l’Arabie et le Moyen-Orient, route du thé et route des épices, route des yacks aux confins de la Chine.

S’intéresser aux « routes de la soie », c’est pénétrer dans un univers où chaque ville, chaque culture, chaque personnage mériterait à lui seul qu’on lui consacre un livre…

2006_LM_Blanchard_3.jpg 

15 h 00

---

15 h 40

2006_Forestier_1.jpg

INLE - un lac en or une réalisation de Nadine et Jean Claude Forestier.

Un jour, il y a de cela bien des années, la Birmanie nous a séduits. Fallait-il y revenir, au risque de cautionner une dictature militaire qui maintient tout un peuple sous haute surveillance ? Ou l’oubli ne serait-il pas la plus mauvaise des attitudes ? Ainsi avons-nous fait notre choix, ainsi sommes-nous revenus en Birmanie…

Dans cette contrée d’une Asie encore isolée subsiste un monde exceptionnel, apparemment préservé : Inle et ses habitants les Inthas. Quelques îles entourées de jardins flottants, comme suspendues entre ciel et eau, y entretiennent avec leurs hôtes une subtile aventure…

Cités lacustres, marchés animés, les activités locales reposent essentiellement sur la culture de bandes de terres à fleur d’eau, agglomérats de boues et de racines de jacinthes arrimés au fond du lac par de longues perches en bambou. Les pirogues à moteur n’ont pas encore chassé la pratique de la pagaie qui reste très répandue. Maniée par la main qui la fait louvoyer autour du pied,  le mouvement est agile et la barque glisse sans à coup.

Chaque année, à la lune ascendante du mois d’octobre, trois des quatre Bouddhas d’Inle, parmi les plus vénérés de Birmanie, quittent leur pagode. Portés par des barques enluminées, ils vont en cortège et en musique de village en village où des milliers de fidèles, pêcheurs Inthas et montagnards Paos, leur vouent une vénération ardente dont l’expression la plus singulière est bien la pose de feuilles d’or…

Inle est un lieu rare, hospitalier, où la lumière saisissante de beauté, s’exhale dans le sourire des femmes, l’amitié des hommes et la tolérance d’un peuple.

15 h 40

 

---

16 h 15

Karité Burkinabé, labeur des femmes d'afrique une réalisation d'Alain Gomez.

Geneviève Ouédraogo est la "patronne" de la savonnerie du Groupement Naam à Ouahigouya, petite ville au nord de Ouagadougo, au Burkina Faso.
La savonnerie exploite les graines de karité et d'autres arbres environnants pour la fabrication de savons et de pommades.
Le film d'Alain Gomez présente le travail de ces femmes africaines. C'est un bel exemple où le commerce équitable améliore la vie quotidienne d'une région et contribue au développement de la femme dans la société africaine.
Le film a été réalisé dans le cadre d'une mission organisée par l'ONG Planète Urgence.

Planète Urgence propose à des volontaires, non professionnels de la solidarité, de s'investir dans des missions expatriées de courte durée, centrées sur des besoins spécifiques.

Un des programmes principaux de Planète Urgence est de "soutenir les femmes" ; les femmes et les jeunes filles assurent les deux tiers du travail dans le monde et ne bénéficient que de 10 % des revenus.
Dans les pays pauvres, les femmes sont chargées de la production alimentaire pour la famille. Elles participent aussi au développement des revenus  du ménage par le biais de nombreux micro-projets comme celui présenté dans le film.

2006_a_gomez-2.jpg


 


2006_a_gomez-1.jpg

16 h 45

---

17 h 20

 

 

Paris-Saigon en 2CV cabriolet une réalisation de Jean-Baptiste Flichy et Edouard Cortés.

C’est à bord d’une 2CV cabriolet que Jean-Baptiste Flichy et Edouard Cortés ont choisi d’aller courir les routes du monde afin de retracer l’itinéraire de Guy de Larigaudie qui, en 1938, établissait la première liaison automobile entre l’Europe et l’Asie du Sud-Est.

Au total, 15 000 kilomètres et 5 mois en roue libre à travers 15 pays, de la France au Vietnam.

Partis de Paris en été 2003, ils ont dû s’armer de courage, de débrouillardise et d’espérance pour atteindre Saigon en janvier 2004, renouvelant ainsi l’exploit automobile.

Mais au-delà du défi, leur voyage reste celui d’un regard émerveillé sur les peuples et les paysages du vaste monde, mêlé d’anecdotes burlesques. Un témoignage de vie simple et authentique, qu’ils ont mené pour le plaisir de découvrir ce qu’il y avait après les Alpes, toujours plus vers l’Est.

Une aventure mécanique extraordinaire pour que jamais leur dénommée "Bucéphale" ne flanche dans les petites et grosses contrariétés.

Une aventure humaine et culturelle, celle de mille rencontres fascinantes dans plus de 40 ethnies ou peuples différents.

Une aventure intérieure, celle de deux jeunes amis partis chercher, par un vagabondage, qui ils étaient.
 

17 h 20

---

18 h 30

KOGIS, le message des derniers hommes une réalisation d'Eric Julien.

Le film « Kogis, le message des derniers hommes », n'a pas pour objet  les Indiens Kogis, leurs pensées, leur mode de vie, mais plus la frontière qui sépare deux mondes. Celui d'une tradition millénaire, basée sur une relation intime au vivant et notre modernité, toujours plus rapide efficace, englobante. Où l'on découvre qu'il existe des sociétés sans pauvres, où la solidarité est une réalité vécue, partagée et dont la finalité est de maintenir l'équilibre. Equilibre de soi avec soi, soi avec les autres et soi avec le monde. Des sociétés qui luttent pied à pied pour ne pas perdre leur mémoire « car la mémoire »  disent-ils « c'est comme les yeux qui ont été faits pour voir, si elle se perd, tout devient obscur ».

Tourné à la demande des Kogis, sur une période de plus de 15 mois, « Kogis, le message des derniers hommes » donne la parole aux représentants de cette société précolombienne, à la fois ancienne et étonnamment moderne dans sa façon de faire face à certains des grands paradoxes de notre temps. Des images rares, tournées avec pudeur qui nous renvoient à nos paradoxes et aux zones d'ombre de notre modernité. De leurs villages en altitude de la Sierra Nevada en Colombie, au Musée du Louvre à Paris où trois d'entre eux découvrent une pièce rare de leurs ancêtres, les  Tayronas, ce documentaire nous invite à un étonnant périple, où la tradition de cette communauté questionne notre modernité.

  2006_e_julien-1.jpg

retour
haut
iXprim Website
Réalisation :
Christian Goubier