Samedi 28 mars 2009 : 14h30 - 19h00 Séance parrainée par ARVEL14h30 - MON CHEVAL, MA STEPPE, MA LIBERTE un film de Christiane Mordelet Voir la bande annonce Mon cheval, ma steppe, ma liberté un film de Christiane Mordelet et Justine Chapelon Mon cheval, ma steppe, ma liberté est la réponse de CHOÏJILSUREN, enfant mongol de 11 ans et correspondant de GASPARD, à la question : « qu’est ce qui t’a le plus manqué de ton pays quand tu étais en France ? » Ce film nous emmène en Mongolie avec 24 enfants français de 8 à 11 ans, voir comment vivent les familles de leurs « corres » de la steppe et du Gobi, venu chez eux en France, 1 mois de l’année précédente. Ici, pas d’images grandioses, pas d’aventure de l’extrême, juste des rencontres ; vivre sans téléphone, sans jeux vidéo, sans douche, sans … rien, mais avec les autres. Ne plus posséder, mais partager. Une vision intimiste, tendre, drôle, émouvante, étonnante, de ces « petits riens » qui font le quotidien, quand celui-ci n’est plus le nôtre, que l’on perd ses repères, seul€ dans une famille mongole. Une expérience pas facile, mais quelle fierté de r&rmonter tous ces obstacles, y compris celui de la langue. De belles histoires d’amitiés perdurent malgré la distance, par le miracle des lettres (qui arrivent une fois par an). Christiane filme au plus près ces regards croisés des enfants français et mongols, sur leurs 2 cultures, nomade et sédentaire, que tout oppose, et nous amène à découvrir à quel point des enfants de cet âge sont capables d’accepter les différences. Un film qui peut bouleverser quelques préjugés. 15h45 - NAMIBIE, chemins de traverse un film de Christian Goubier Voir la bande annonce
L’angle de vision… Quel angle ? 360° de plateau nu, rocailleux, traversé par la ligne droite plus claire de la piste qui rejoint l’horizon ; là bas, tout la bas où commence enfin le bleu du ciel. Voila l’image, ou plutôt la sensation première et indélébile, que la Namibie a imprimée en nous. Bien sûr, plus tard, d’autres paysages, d’autres couleurs, d’autres formes sont apparu. Au nord ouest du pays les régions du Damaraland et du Kaokoland offrent aux rares visiteurs qui s’y aventurent une immensité naturelle préservée. Massifs montagneux, roches aux formes délirantes, vastes plaines d’herbes blondes. Ici les antilopes médusées regardent un instant les intrus que nous sommes avant de détaler par bons successifs. Les éléphants du désert, eux, ne bronchent pas, trop occupés à se nourrir et à se désaltérer. :n> L’homme, espèce rare, est fermier. Il doit s’occuper de son bétail tout en préservant la faune sauvage. Le système des « Conservancy » lui permet de profiter des retombées économiques induites par le tourisme et la chasse. Encore plus rare, et menacé dans son mode de vie est le peuple Ovahimbas. Disséminés à l’extrême nord ouest du pays ils nomadisent au gré des saisons, de pâturages en points d’eau, centrés sur leur seule richesse : le troupeau de vaches. Ils sont les oubliés du développement touristique, bien qu’ils en soient l’image la plus exotique et la plus attractive. Il est temps pour eux qu’ils prennent la parole et décident de leur avenir. 17h20 - JAPON, cerisiers une réalisation de Jean Zucchet
Il est rare qu’une très grande ville, quelle qu’elle soit, ne présente un aspect qui peut retenir les touristes quelques jours. Tokyo, cependant, avec ses 30 millions d’habitants n’est, en général, considéré que comme une ville étape, vers la sublime Kyoto. On y passe en sortant de l’aéroport, on s’en échappe au plus vite, éventuellement après avoir fait un saut matinal au gigantesque marché aux poissons, sur le chemin de la gare des Shinkansens qui, en 2h30, vous jettent au pied des célèbres temples de l’ancienne capitale. Et pourtant… si on choisit avec soin la date de son voyage au Japon, voir Tokyo à l’époque des sakuras, des fleurs de cerisiers, est un véritable enchantement et révèle l’âme profonde du peuple japonais qui mêle la plus grande modernité et le respect des traditions. Que ce soit dans les jardins d’Ueno où les piques niques (parfois organisés par les entreprises… ) sont l’occasion d’un défoulement aussi surprenant qu’alcoolisé…, dans le parc de Shinjuku, qui accueille, dans un silence respectueux, peintres et photographes, dans les cimetières où des bourrasques de pétales enneigent les tombes ou sur les lacs de la ville ponctués de barques qui conduisent les amoureux sous les branches givrées de printemps, Tokyo peut émerveiller le voyageur. Les sakuras, c’est symboliquement le nouvel an qui commence par ce moment très bref qui a la magie de ces instants de la vie où le bonheur est d’autant plus fort que l’on a conscience de son caractère éphémère… 17h40 - AMANEI TOUAREG un film de Michel Zalio
Les Touareg habitent essentiellement le Sud algérien et le Niger. Quelques tribus nomadisent encore en Libye, au Mali et au Burkina Faso. Mais c'est au Niger, en particulier dans le massif de l'Aïr, que se trouve l'essentiel de leur communauté. C'est ici que les traditions de nomadisme perdurent, c'est ici que les grandes caravanes, qui transportent le sel ou les dattes, se forment. C'est aussi dans ce massif que, afin de maintenir leur identité, une rébellion des Touareg, menée par Mano Dayak et Rhissa ag Boula, a perturbé le pays entre 1991 et 1999. La vie des Touareg, les "hommes bleus", reste pour les occidentaux synonyme de fierté, de grandeur, de mythes ! Les Touareg impressionnent toujours par leur fière apparence, avec la "Taguelmoust" (cheche) qui peut atteindre 8 mètres de longueur, mais il ne faut pas oublier leurs rudes conditions de vie. Si l'Algérie les a peu à peu intégrés à la vie sociale, le Niger, pays plus pauvre, maintient des traditions ancestrales ou les Touareg survivent parfois difficilement. Les grandes sécheresses des années 80 ont décimé des troupeaux et ont ruiné des familles entières. La rébellion a vu fondre toutes les maigres économies. Le tourisme démarre difficilement. C'est donc à travers un voyage de deux Touareg qui se rendent à une grande fête traditionnelle, rassemblement de nomades et courses de chameaux, que nous allons découvrir leur monde, leurs traditions, leurs familles, leur culture, leur pays, leur mode de vie et leurs difficultés. Comme une méharée, au pas lent des chameaux !
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