Dimanche 29 mars 2009 : 14h00 - 19h30 14h00 - LES ENFANTS DU LARGE un film d'Olivier et Cécile de la Rochefoucauld
Adolescents, Olivier et Cécile s’étaient juré qu’ils partiraient ensemble, en voilier, au bout du monde. Puis ils se sont mariés et ont eu des enfants. Et, un jour, ils ont décidé de réaliser leur rêve.Traverser l’Atlantique, affronter les quarantièmes rugissants et les cinquantièmes hurlants, puis franchir le cap Horn pour aller s’enfoncer dans le labyrinthe de glace des canaux chiliens, là où d’autres et non des moindres s’y sont perdus. C’est pourtant l’objectif un peu fou que se fixe ce jeune couple de 30 et 28 ans, avec ses cinq enfants dont l’aîné a 8 ans, et le plus jeune, le sixième, Mériadec, qui naîtra… pendant le voyage. De l’achat du bateau au grand départ de Bénodet, de la cocasse traversée du golfe de Gascogne au duel contre les ouragans venus de l’Antarctique, cette famille pas comme les autres nous fait partager en direct son incroyable périple, sur les traces de Christophe Colomb et de Magellan. 14h50 - L’ODYSSEE AMERINDIENNE un film de Julie Baudin et David Ducoin
En avril 2005, Julie Baudin et David Ducoin atterrissent à Kotzebue, petite ville Inuit d’Alaska. Au-delà du cercle polaire, ils débutent alors un périple de deux années qui les mènera toujours plus au sud, jusqu’à la Terre de feu. A pied, à cheval, en bus, en bateau ou en auto-stop, ils parcourent une Amérique riche en paysages, en populations et en cultures. Au fil du temps, au gré du vent, à l’écoute des signes, ils se joignent aux indigènes de l’Amérique amérindienne, pour partager leur quotidien, écouter leur histoire et leurs mythes, enregistrer leurs revendications, être témoins de leur lutte, se nourrir de leurs rires et de leur générosité. Pêche sous la glace avec les Inuit, levée de totems chez les Tlingit, hutte de sudation en terre Déné, powwow Navajo, course de balle dans la Sierra Tarahumara, nouvel an Maya, chasse à la sarbacane aux côtés des Shuars, tonte des lamas dans les hautes terres péruvienne, récolte de la feuille de coca en Bolivie, ramassage des pignons dans la Cordillère Mapuche sont autant de tâches quotidiennes et d’évènements auxquels ils ont pris part. Respectivement écrivain et photographe, Julie et David rendent compte d’une Amérique indigène en devenir, où culture, tradition et spiritualité tentent de survivre dans un monde avide d’uniformité. 15h40 - AHMED DUBAI une réalisation numérique de Jean Zucchet
Le narrateur accompagne Hussein, un jeune « general manager » dubaïote dans un périple au Sultanat d’Oman. Comme tous les habitants des Emirats Unis, enfants gâtés d’une croissance exceptionnelle, Hussein adore jouer avec les instruments de la modernité et ne se prive pas, dans le désert omanais, entre les puits de pétrole qui sont ses étapes professionnelles, d’escalader joyeusement les dunes quitte à faire désensabler la 4x4 par son passager… Il est vrai qu’un « manager » de sa génération refuse l’idée de manier une pelle…il ne s’autorise que le contact du volant de puissantes voitures et de téléphones portables dernière génération… Ce voyage est l’occasion de découvrir la variété des paysages omanais, depuis les plages immenses où les pêcheurs profitent d’une mer exceptionnellement riche, plages parfois bordées de dunes d’un sable parfaitement blanc, jusqu’aux ocres du Rub Al Kali, le désert qui borde la frontière du Yémen et qui se prolonge jusqu’en Arabie Saoudite. Mascate, capitale du sultanat, sera la dernière étape avant le retour à Dubaï, une étape shopping pour Hussein qui a de nombreux amis et relations. Il prendra le temps d’accompagner le narrateur à travers sa ville pour lui faire revoir les folles réalisations architecturales poussées depuis quelques années sur le sable. Il est particulièrement fier de ces immenses centres commerciaux, de ces îles artificielles, de cette piste de ski qui fonctionne par 45°, de cet hôtel 7 étoiles … il a simplement « oublié » d’évoquer certains aspects du fonctionnement de Dubaï …
16h40 - PATAGONIE, portraits nature une réalisation audiovisuelle d’Annie et Pierre RÉGIOR
Partis du Havre en cargo, Annie et Pierre Régior débarquent à Buenos Aires. Leur projet : un long voyage en Patagonie et une découverte de l’Antarctique en voilier. Ils ont déjà effectué plusieurs séjours en Argentine et se sont pris de passion pour ses grandes solitudes balayées par le vent. En huit mois de voyage, c’est près de 25 000 km qu’ils vont parcourir de l’Atlantique jusqu’au sud du Chili, coincé entre Cordillère et Océan Pacifique. Leur errance les conduit aussi à naviguer dans les fjords, les golfes et les canaux qui découpent la côte du grand sud chilien. Un voyage au long cours à la découverte de l’exubérante nature de la Patagonie : glaciers, sommets élancés de la Cordillère, platitude vertigineuse de la pampa, fjords profonds. Un voyage littéraire aussi sur les traces de Coloane, de Sepúlveda, de Hudson, de Chatwin, de Raspail,… La Patagonie est une nature pleine de vie : guanacos, nandous, maras, renards,… peuplent les grands espaces de l’intérieur. Près des côtes se reproduisent les baleines, tandis les manchots rejoignent leurs lieux de nidification. Le long voyage d’Annie et Pierre Régior est aussi celui des rencontres avec les hommes vivant dans cet espace singulier : Pedro le gaucho, Manolo le pêcheur de coquillages, Mario le cavalier du rodéo, Bernardo le chercheur d’or,… A Ushuaia, se termine la route. Les deux voyageurs embarquent sur un voilier, doublent le mythique Cap Horn, traversent le tumultueux Passage de Drake, avant de caboter au long de la Péninsule Antarctique. Bonheur de la découverte, de la rencontre, de la communion avec une nature grandiose et violente.. 17h35 - PALMARES 17h55 - HIMALAYA, terres des femmes (accès libre) un film de Marianne Chaud A près de 4000 mètres d’altitude, le village de Sking est l’un des plus isolés de la région himalayenne du Zanskar. C’est un paysage aride, des montagnes pelées, des barres rocheuses et des éboulis de pierres. Pourtant ici, des hommes et des femmes ont su créer des villages-oasis, arracher des cultures en terrasses à la sécheresse du sol grâce à de formidables réseaux d’irrigation. Vivre dans ces hautes montagnes désertiques demande de l’ingéniosité, du courage, et énormément de travail.
En trois mois seulement, d’août à octobre, les Zanskari doivent récolter et engranger toutes leurs subsistances de l’année. L’été est court, l’hiver interminable. En novembre, les premières neiges commencent à ensevelir les villages, immobilisant pour de longs mois toute vie extérieure. Ce sont essentiellement les femmes qui prennent en charge les récoltes. La plupart des hommes quittent le village l’été pour essayer de gagner de l’argent. Le temps des moissons est ainsi le temps des femmes. C’est aussi le temps de l’urgence. Qu’elles soient jeunes ou vieilles, les femmes travaillent sans relâche, de l’aube au soir, inquiètes de l’arrivée de l’hiver. Himalaya, la terre des femmes est filmé du point de vue de la caméra subjective, les femmes s’adressant directement à la réalisatrice, qui est derrière la caméra, et regardant dans sa direction. Grâce à la proximité et à l’intimité qui s’instaurent peu à peu avec ces femmes, le spectateur peut s’approprier la relation qu’elle tisse avec elles. Nous nous reconnaissons en elles et c’est sur cette expérience intime que repose le film. Himalaya, la terre des femmes n’est pas un documentaire ethnographique didactique sur les moissons au Zanskar. Il ne s’agit pas de proposer une lecture ou des explications interprétant la culture zanskari. Si l’on introduit le regard subjectif, c’est pour mieux refuser le jugement, l’analyse. Ce film n’est pas non plus le récit d’une ethnologue au Zanskar. La personne derrière la caméra ne représente qu’un passeur, une transition, une possibilité de rencontre. Seuls importent les personnages, leurs gestes, leurs voix, leur environnement. Himalaya, la terre des femmes propose une immersion sensible et poétique dans l’univers des femmes du Zanskar pendant la saison particulière des moissons. Peu à peu nous nous attachons à elles, nous suivons leurs gestes, leurs déplacements, nous les écoutons parler d’elles, de leur vie, de leurs peines et de leurs joies. Nous partageons de façon intime leur quotidien, attendant avec l’une le retour d’un mari, goûtant l’ennui et la solitude d’une autre, s’attendrissant aux jeux des plus jeunes, assistant aux derniers jours de l’aïeule. Et tout ce qu’elles sont nous ramène à ce que nous sommes.
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